Neuvaine 4 : La paternité responsable

 « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » (Mc 10, 9)

Doctrine de l’Eglise

 « Par rapport à la transmission des autres formes de vie dans l’univers, la transmission de la vie humaine a son originalité propre, qui dérive de l’originalité même de la personne humaine. La transmission de la vie humaine a été confiée par la nature à un acte personnel et conscient. » (Le don de la vie, p.12)

(Note du rédacteur : en aucun cas, la transmission de la Vie n’a été voulu par Dieu de la manière présentée dans la vidéo ci-dessous :

Fin de la parenthèse…)

 « C’est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation, que l’acte conjugal conserve intégralement le sens mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l’homme à la paternité. […] Est exclue également toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans les conséquences naturelles, se proposeraient comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. […] Si donc il existe, pour espacer les naissances, de sérieux motifs dus, soit aux conditions physiques ou psychologiques des conjoints, soit à des circonstances graves extérieures, l’Eglise enseigne qu’il est alors permis de tenir compte des rythmes naturels, inhérents aux fonctions de la génération, pour user du mariage dans les seules périodes infécondes et régler ainsi la natalité sans porter atteinte aux principes moraux que nous venons de rappeler. […]

En réalité, il existe entre les deux cas [régulation des naissances et contraception] une différence essentielle : dans le premier cas, les conjoints usent légitimement d’une disposition naturelle ; dans l’autre cas, ils empêchent artificiellement le déroulement des processus naturels. »

 « Il arrive souvent que la méthode (naturelle), détachée de la dimension éthique, soit mise en œuvre de manière purement fonctionnelle, et même utilitaire. Si l’on sépare la méthode naturelle de sa dimension éthique, on cesse de percevoir la différence qui existe entre elle et les autres méthodes (moyens artificiels) et on arrive à en parler comme s’il s’agissait simplement d’une autre forme de contraception. » (Audience de Jean-Paul II du 5 septembre 1984, §4)

 

Méditation – L’ouverture à la vie

                Dans son dessein bienveillant, Dieu appelle les époux à participer spécialement à son pouvoir de Créateur et de Père, moyennant leur coopération libre et responsable. C’est ainsi, Il a décidé d’avoir besoin de nous pour donner la vie humaine. L’humilité de Dieu qui transparaît dans ce choix mériterait parfois d’être plus méditée.

                Comme le rappelle l’Eglise, le Créateur a voulu rassembler deux significations fondamentales dans l’acte sexuel : l’union des époux et la procréation. Rentrer dans le projet de Dieu sur l’amour humain, c’est donc respecter ces deux dimensions, au risque sinon de devenir des “arbitres” du dessein de Dieu et non plus ses simples  « ministres » comme le dit Jean-Paul II.  En effet, il nous est demandé seulement d’être responsables de la vie, et non pas maîtres de la vie.

                C’est ainsi que la contraception n’est pas considérée comme un moyen licite de réguler les naissances. Mais recourir aux méthodes naturelles n’est pas pour autant suffisant. Encore faut-il que cela soit fait dans une dimension éthique, et non utilitaire. Ainsi, non seulement l’Eglise demande de renoncer à la contraception dans les actes, mais elle nous invite aussi à abandonner notre “mentalité contraceptive” et de nourrir une ouverture à la vie dans laquelle Dieu peut s’inviter.

 

Prions !

Notre Père, Toi la source de toute paternité, viens nous éduquer à une juste responsabilité dans le don de la vie humaine. Apprends-nous à être des pères et des mères selon ton projet et non le nôtre.

Focus sur le fœtus :

4ème mois : Le fœtus entreprend une période de croissance accélérée. Tout est maintenant en place pour que chaque organe commence à remplir son rôle. On observe un changement notable : ses jambes commencent à être plus longues que ses bras.

Le réseau des vaisseaux sanguins se complexifie et les poumons s’exercent à respirer. Par de petits mouvements respiratoires, il « inspire » et « expire » du liquide amniotique. Cela contribue à la formation des alvéoles pulmonaires.

Le fœtus bouge de plus en plus grâce à la circulation sanguine. Par exemple, il peut maintenant tourner la tête. Ses mouvements sont aussi mieux coordonnés. Lorsqu’il touche le cordon ombilical, il réagit d’abord en s’éloignant. Mais bientôt, le cordon sera pour lui un « jouet » : il l’agrippera, le tirera, le repoussera, etc.

À l’intérieur du corps du fœtus, le gras commence à se former et il lui permettra de conserver sa chaleur une fois au monde et de lui fournir de l’énergie dans les premiers instants hors du ventre. Le fœtus commence également à développer ses propres anticorps.

Sous les paupières du fœtus, les yeux commencent à bouger et la rétine est maintenant sensible à la lumière. De plus, il perçoit désormais les sons. Un bruit intense peut le faire sursauter : tous ses membres s’étirent en réaction ! Dans le cerveau du fœtus, les zones spécialisées des 5 sens se mettent en place : le fœtus pourra traiter l’information sensorielle qu’il reçoit.

Le fœtus mesure maintenant 19 cm et pèse 200 g.

L’échographie a lieu au cours de ce mois. La principale fonction de cet examen est de s’assurer que ses organes se développent bien (cœur, reins, système nerveux central, etc). ll permet aussi de déterminer le sexe du bébé, car s’il s’agit d’un garçon, le pénis est maintenant visible. Chez les bébés filles, les trompes de Fallope et l’utérus sont en place.

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